L’histoire du jeans et du denim

L’histoire du jeans commence dans la ville de Gênes en Italie au XVIième siècle, ville alors réputée pour son tissus en toile de coton et de lin. Ce tissu alors très résistant servait alors à fabriquer des voiles pour les bateaux, des bâches ou encore des pantalons pour les marins. La République marchande de Gênes, exporte alors ce tissu dans toute l’Europe. C’est ainsi qu’il arrive en Angleterre puis dans le Nouveau Monde en passant par la France où les tisserands de Nîmes tentent de la reproduire sans succès. A Nîmes au XVIIième siècle, cette expérimentation va conduire au développement d’un autre tissu, une toile de coton à armure de serge, le sergé de Nîmes.

Importée dans le nouveau monde, cette toile de Gênes s’anglicisme pour donné le jean, prononciation à l’anglaise de Gênes qui a été écrit phonétiquement.

En 1853, c’est un certain Lévi Strauss, qui en tentant de vendre des toiles de tente aux chercheurs d’or des mines californiennes, se rendit compte qu’ils avaient d’avantage besoin de vêtements solides et robustes pour travailler. Il confectionna alors dans cette toile des salopettes et pantalons. Le jeans Lévi Strauss était né !

Les premiers jeans

Les premiers jeans

Ces pantalons prendront alors rapidement le nom du tissu dans lequel ils sont confectionnés, une paire de jeans, ou plus communément le jeans. Ils sont alors de couleurs brunes.

Peu de temps après, en 1860, Lévi Strauss décida de remplacer ce tissu lourd et contraignant pour la confection de pantalon par un sergé de Nîmes, qui par contraction a donné le denim. Cette toile de couleur écrue au départ de sa fabrication nîmoise, devint par suite à son exportation à Gênes teintée en bleu indigo. C’est la naissance du blue jeans (le bleu de gênes).

Suite à l’association de Jacob Davis et Lévi Srauss en 1871, et pour renforcer les coutures de ces pantalons, un brevet est déposé, celui des rivets de cuivre au niveau des poches des jeans.

rivets de cuivre

Le blue jeans s’impose alors comme le pantalon des travailleurs.

La suite de l’histoire en quelques dates clés:

1935 : Le jeans est désormais un pantalon qui devient à la mode, comme en atteste la couverture du magazine Vogue le 15 mai « (illustration de deux femmes portant des Levi’s, avec le slogan « True Western chic was invented by cowboys »).

1945 : à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, les magasins de surplus américains écoulent leurs stocks de jeans dans toute l’Europe où ils s’imposent progressivement grâce à la publicité et leur placement dans des films américains.

1950 : Le jeans symbolise la révolte de la jeune génération. On l’associe au blouson noir et à la Harley, c’est le phénomène « adolescent » et il sera même interdit dans les écoles aux États-Unis. Il est porté par James Dean et Marlon Brando.

1970 : Code vestimentaire et symbole de la génération hippie, le jeans patte d’éléphant. Pendant les années 1960-70, les années hippies, le jean se transforme de plus en plus. On le customise, on le peint, on le brode, on coud des coquillages et bien d’autres choses dessus. On y met des strass, des bijoux, des fleurs, des motifs « peace and love ». Le bas de la jambe s’allonge : c’est la naissance des « pattes d’eph », de pattes d’éléphant, qui reviendront plusieurs fois à la mode plus tard. Chacun a son propre jean customisé.

1978 : Apparition du stone-washed, un traitement qui consiste à bombarder le tissu de petites pierres ponces.

1990 : Apparition du « surteint » qui renouvelle le jeans et lui donne un coup de jeune.

1994 : L’énorme vague du Lycra submerge le jeans. Le cinq poches « élastis » connaît un très gros succès, surtout auprès des femmes. Ce sont elles, d’ailleurs qui dynamisent le marché.
1996 : Pour la première fois en France, les femmes achètent sensiblement autant de jeans que les hommes.
1997 : Le grand retour du jeans brut (souvent appelé par son terme anglais de « raw »).

2006 : Dans les sociétés occidentales, la mode du jean slim apparue alors dans les années 1970-1980 avec le punk est de retour et concerne autant les femmes que les hommes. Le jean slim, également appelé skinny, est moulé sur toute sa longueur ; il fait alors office de « seconde peau » (skin en anglais, signifie « peau »).
2008 : Le jean n’est plus seulement un vêtement utilitaire depuis de nombreuses décennies, mais un signe identitaire d’appartenance, cet appartenance s’affirme souvent par la forme (le slim, le boot cut, le relax, le regular, etc.) ou par la marque (Levi’s, Diesel, Notify, Acquaverde, Pepe jeans, Lui Jo, etc.)

 

RD.

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